Yves Saint Laurent de Jalil Lespert

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J’ai assisté à l’avant première du film Yves Saint Laurent en présence de Pierre Niney et Jalil Lespert. Le premier nous a fait part de sa relative méconnaissance du personnage qu’il allait jouer et surtout le plaisir qu’il a eu à l’étudier pendant 5 mois pour s’en imprégner et s’approprier son phrasé, ses gestes, son essence. Jalil Lespert a lui mis l’accent sur le caractère intemporel et universel de cette histoire d’amour entre Yves Saint Laurent et Pierre Bergé.

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Je ne connaissais d’Yves Saint Laurent que le nom, le style, la silhouette, les lunettes et son amour pour le Maroc. Dans le film, on découvre un personnage frêle, timide, touchant, attachant, brillant, passionné, passionnant. Un être fêlé, pas au sens fou du terme, plutôt au sens abîmé, avec des failles et j’ai repensé à cette célèbre citation de Michel Audiard « Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière ». Et quelle lumière il a projeté sur la mode. Pour reprendre la conclusion du film, il a totalement dépoussiéré le vestiaire féminin.

Le film ne traite pas fondamentalement de la mode, le coup de crayon et le génie d’Yves Saint Laurent y sont bien sûr retranscrits, l’univers Yves Saint Laurent est visiblement dépeint avec fidélité (rappelons, par opposition au film de Bertrand Bonello avec Gaspard Ulliel, que ce film a reçu le soutien de Pierre Bergé, qui leur a apporté une aide aussi bien matérielle qu’immatérielle). Le film traite principalement de cette relation amoureuse, houleuse, et pourtant inébranlable entre Yves Saint Laurent, surnommé le petit prince de la haute couture et Pierre Bergé, homme d’affaires qui l’aidera à créer sa propre maison de couture après son licenciement de la maison Dior. Ou comment aimer jusqu’au bout, d’une façon inconditionnelle et infaillible, un génie, tourmenté par ses propres démons, toujours au bord de l’autodestruction. Je me suis demandée en sortant du film si Yves Henri Donat Mathieu-Saint-Laurent serait devenu Yves Saint Laurent sans Pierre Bergé. Au-delà du fait qu’il était un brillant et impitoyable homme d’affaires, il a probablement empêché le génie de sombrer dans ses obsessions.

J’ai adoré ce film, Pierre Niney et Guillaume Gallienne, tous les deux de la Comédie Française, s’effacent complètement tellement ils sont bons, on ne voit plus qu’Yves et Pierre, un couple un peu comme les autres. Gravitent autour de ce couple trois figures féminines et muses du créateur, campées par Charlotte Le Bon (Victoire Doutreleau), Laura Smet (Loulou de la Falaise) et Marie de Villepin (Betty Catroux).

J’ai beaucoup aimé la bande-originale du film, signée Ibrahim Maalouf, le passage du défilé de la collection des « Ballets Russes » avec La Norma de Bellini interprétée par Maria Callas m’a tout simplement retournée!

Allez-y, je vous le recommande vivement!

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3 réflexions sur “Yves Saint Laurent de Jalil Lespert

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